Une seule liste en lice aux prochaines élections à la CCI de Corse-du-Sud

 

La date limite de dépôt est désormais dépassée.

Hier, peu avant midi, heure fatidique pour les dernières candidatures, Jean-André Miniconi, actuel président de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de la Corse-du-Sud, s'est rendu dans les bureaux de la préfecture, accompagné de quelques colistiers, pour déposer la liste qu'il conduira aux prochaines élections.

Du 20 octobre au 2 novembre prochain, le scrutin consulaire se déroulera sans aucun suspense.

Jean-André Miniconi émission Cuntrastu France 3 Corse

Corse matin 06/06/2016

Des mesures d’urgence pour les TPE corses et un statut de développement économique

Corsenetinfos (26/05/2016)

 

 

Quatre mesures d’urgence sont demandées au gouvernement notamment pour les entreprises en difficulté. Plus largement un statut particulier et adapté à la réalité insulaire est également sollicité.

 

C’est un collectif uni réunissant les CCI, Chambres de Métiers, UPA, CGPME, MEDEF et autres structures représentants les artisans et entreprises qui a décidé de continuer à se battre pour obtenir du gouvernement des mesures d’urgences pour les entreprises insulaires d’une part, et un statut particulier de développement économique d’autre part.

En effet, l'ensemble des acteurs concernés avait été reçu dernièrement par Martine Pinville, secrétaire d'Etat en charge du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire. La délégation est bien déterminée à faire entendre ses revendications. L’objectif est d’essayer dans un premier temps de sauver certaines entreprises en péril. François Gabrielli, président de la Chambre des métiers de la Corse-du-Sud a rappelé que les grèves des transports maritimes sur les deux dernières années ont entraîné la faillite de plusieurs entreprises. Au delà de ces problèmes du côté des autoentrepreneurs, beaucoup d’entre eux ne parviennent pas à dépasser les trois années d’existence.


« La fiscalité d’Etat a été très dynamique en Corse sur les dix dernières années, a souligné Jean-André Miniconi, président de la CCI de Corse-du-Sud. Pour les seuls grands impôts, la hausse a atteint 96% entre 2001 et 2013 pour les montants nets prélevés, contre 28% au niveau national. Les conditions ne sont pas actuellement en place pour permettre le retour à une croissance forte, seule susceptible de résorber les contraintes structurelles et de soutenir les TPE. Par conséquent, il apparaît opportun de trouver un équilibre entre entre contribution à la réduction des déficits du tissu économique de l’île et une contribution de l’Etat au retour à la croissance forte et durable en Corse ».
 
Quatre mesures d’urgence
Si, l’objectif à long terme est d’obtenir un statut particulier et adapté au développement économique de la Corse, il s’agit dans un premier temps d’obtenir gain de cause auprès du ministère autour de quatre revendications immédiates. La première concerne les entreprises ayant des difficultés avérées. Pour toute entreprise de moins de dix salariés, y compris les entreprises individuelles faisant l’objet d’une mesure de sauvegarde ou de redressement judiciaire, d’un plan cochef ou présentant des défauts de paiements auprès des caisses sociales ou de l’administration fiscale, il est demandé un effacement total de la dette principale, des pénalités et des intérêts de retard. Cette mesure concerne environ deux mille entreprises.

Concernant les charges sociales des travailleurs non salariés, il est demandé la mise en place d’étalement et d’effacement des pénalités et amendes sur les charges à payer au RSI et aux caisses de retraites complémentaires des TNS ainsi qu’un allègement des charges TNS avec une prise en charge d’une partie des cotisations RSI par le fond régional de solidarité de cet organisme. La deuxième mesure est en faveur des entreprises en pré-difficulté. Les concernant il sera demandé la mise en place d’un plan COCHEF pouvant aller jusqu’à 60 mois dont 12 mois de différés, que ce plan puisse être activé même si les charges salariales sont dues ainsi que la non comptabilisation de tous les intérêts de retards ou de pénalités en cas d’étalement des dettes et l’absence de prise de garantie.

Afin d’aider l’ensemble du tissu économique et les entreprises à « respirer », une troisième mesure sollicite l’exonération de charges sociales. Enfin, dernière mesure envisagée concerne les problèmes de trésorerie des entreprises. L’objectif serait de créer une avance remboursable abondé par l’Etat qui prendrait la forme d’un prêt sans intérêt. Le montant du prêt pourrait représenter de 5000€ à 30 000€. Cette mesure ne s’appliquerait qu’aux entreprises artisanales et commerciales inscrites au répertoire des métiers et du commerce à l’exclusion des autoentrepreneurs et des microentreprises. La prochaine échéance sera au mois de juin avec les assises des TPE corses qui devrait recevoir une visite ministérielle. Le collectif ne cache pas sa détermination à continuer de défendre l’ensemble de ces mesures urgentes au regard des difficultés rencontrées par les entreprises locales.

Loi travail : l'avis des représentants des chefs d'entreprise corses (CGPME et UMIH)

France 3 Via stella (13/04/16)

En réunion à Bercy, les patrons des petites entreprises corses se font entendre

France 3 Via stella (12/04/16)

Les socioprofessionnels lèvent l’occupation des locaux de la Direccte : L’Exécutif de Corse débloque la crise

Corse net infos (01/04/16)

La visite de l’Exécutif de Corse a semble-t-il été salutaire auprès du collectif des socioprofessionnels corses qui occupait les locaux de la Direction du Travail. Gilles Simeoni, Jean-Guy Talamoni et Jean-Christophe Angelini ont très longuement écouté les responsables du collectif et ont décidé de leur apporter l’aide indispensable et faire le relais avec les services de l’Etat afin de sortir de cette crise qui, il est vrai, secoue fortement le monde de la petite entreprise. Au terme de longues heures de débats, le collectif, satisfait de l’évolution de la situation, a décidé de quitter les locaux de la Direccte qu’il occupait depuis jeudi matin. Les prochaines assises se tiendront en mai prochain, en présence de la Secrétaire d’Etat chargée du commerce, de l’Artisanat et de l’Economie sociale et Solidaire, Mme Painville

 

Des assises début mai présidées par la ministre
Jean-André Miniconi : « La Chambre de Métiers et la Chambre de Commerce de la Corse du Sud ont décidé de lever l’occupation de la Direccte. Après une nuit de négociations, avec l’appui sans réserve de l’Exécutif de Corse, à savoir, le président de l’Adec, M. Christophe Angelini, le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni et le président de l’Exécutif Gilles Simeoni, nous avons obtenu un certains nombre de points positifs :

  • nous avons demandé au président de l’Exécutif que le développement économique soit inscrit dans une table ronde, au même titre que les trois tables rondes qui ont été décidées avec le premier Ministre, à savoir la spéculation immobilière, les institutions et la langue Corse. Nous demandons que l’économie soit traitée sur le même pied d’égalité. Une lettre a d’ailleurs été envoyée par l’Exécutif. Nous devrions avoir des effets structurants, en clair, nous devons travailler sur un véritable développement économique, et pour les entreprises et pour les salariés. Cela à moyen terme.

 

Les socioprofessionnels occupent la Direccte à Ajaccio

Corse net infos (31/03/16)

 

l’Union Professionnelle Artisanale et ses confédérations (CAPEB régionale , CGAD régionale, CNAMS régionale ), la C.G.P.M.E régionale, l’U.M.I.H régionale, le syndicat des transporteurs Corse STRADA CORSA, soutenus par les organisations consulaires départementales et régionales, (Chambre Régionale de Métiers et de l’Artisanat de Corse, Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Corse du Sud, Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Haute Corse, Chambre de Commerce et d’Industrie Territoriale de Corse du Sud), occupent depuis ce matin les locaux de la Direccte, à Ajaccio.

Cette démarche vise à dénoncer l’incapacité de l’Etat à proposer une démarche 
méthodologique efficace pour lutter contre la situation de plus en plus difficile des Très 
petites Entreprises en Corse,  et à protester contre l’incompréhension de la perception du contexte économique dégradé de notre île.
Après avoir soulevé l’état de crise de l’économie Corse, auprès de la Ministre Martine Pinville et des conseillers du 1er ministre, les déséquilibres persistent et sont à la fois conjoncturels (situation économique nationale et internationale  très difficile, chute des marchés des entreprises du bâtiment due à l’annulation des plans locaux d’urbanisme et à la baisse des commandes publiques, grèves successives des transports, chômage en constante augmentation, supérieur à la moyenne nationale, progression de la précarité des foyers à faibles revenus…) et structurels (explosion du para commercialisme dans l’hôtellerie, de la main d’œuvre détachée, de l’auto entrepreneur..)

 De plus contrairement à l’opinion générale, l’insularité amplifie ces déséquilibres qui depuis de nombreuses années n’ont jamais été résolus. 
Cette occupation, prendra fin quand le collectif aura des réponses concrètes de la part du gouvernement.

Plan d'urgence pour l'emploi : position de la CGPME Corsica

(France 3 Corse)

500 000 formations : réaction de la CGPME Corsica sur RCFM

Transports maritimes : Les points de vue de L'UMIH Corsica et de la CGPME Corsica

Corse net infos

Rédigé par le Jeudi 7 Janvier 2016

 

 

L'UMIH Corsica dénonce "une énième prise d'ôtage de l'Île"

 

En ce début d’année 2016, comme depuis 30 ans, une poignée de marins Cgtistes de l’ex SNCM et de la CMN, empêchent l’accès du « Stena Carrier » au Port de Marseille et se comportent dans les faits comme de véritables preneurs d’otages. Une nouvelle ligne maritime financée par des capitaux privés est volontairement interrompue entre la Corse et le continent par une cinquantaine de Cgtistes.
 
Le droit de grève existe mais en aucun cas nous ne saurions accepter plus longtemps que ce moyen de contestation remette en cause la libre circulation des biens et des personnes entre la Corse et le Continent quelles que soient les revendications exprimées. Nous tenons également à réaffirmer notre détermination à sauver nos entreprises locales et nos emplois.
 
Cette situation de non-droit, en plein cœur de la deuxième ville de France, est inacceptable et met en relief les carences de l’Etat en matière de gestion des conflits sociaux mais également de sécurité intérieure. Aujourd’hui, nous constatons que l’Etat est dans l’incapacité totale de libérer le Port de Marseille.
 
Dans ces conditions, nous demandons au gouvernement si la population et les entrepreneurs Corses doivent se rendre à Marseille pour débloquer le Port par leurs propres moyens ? En cas de débordements, l’Etat sera alors le seul responsable.
 
Nous appelons dès aujourd’hui, l’ensemble des chefs d’entreprises du secteur des CHRD (Cafés, Hôtels, Restaurants et Discothèques) et la population Corse, à rester vigilants et à se mobiliser à nos cotés dans le cadre des actions que nous pourrions mettre en œuvre très rapidement pour faire entendre notre voix.

 


CGPME Corsica : "Le port de Marseille ne veut pas de nous ! Dont acte !"

L’Etat français toujours prompt à refuser à la Corse la reconnaissance de ses spécificités,  inquiet de voir l’avenir de la République « une et indivisible » mis à mal,  accepte visiblement qu’un morceau de cette même  « République », le port autonome de Marseille  poursuive ses comportements violents en déni total du droit.
S’il on pouvait, sinon excuser, mais du moins comprendre la pusillanimité du gouvernement quand l’Etat  était encore actionnaire de la SNCM, rien n’explique aujourd’hui que des salariés d’une entreprise privée (Rocca) avec le soutien de quelques miliciens complices (la CGT du port de Marseille)  empêchent, manu militari, une autre entreprise de poursuivre son activité sereinement  sans que les forces de l’ordre n’interviennent. 
C’est inique ! Nous sommes là en présence d’une association de malfaiteurs laissés libre d’actions sans que les pouvoir publics assurent pour une fois leurs responsabilités et appliquent les sanctions légitimes contre ce genre d’agissements. Les services de la préfecture  en Corse étaient bien plus disponibles pour réagir contre nos socioprofessionnels à Bastia.
Une seconde question se pose désormais : dans ces conditions et après tant d’années de douloureuses expériences est-il encore raisonnable  de penser que l’avenir du transport  maritime puisse passer par le port de Marseille ?
Il est temps pour la Corse, une fois pour toute, de sortir de ce cauchemar et imaginer rapidement des solutions alternatives viables. En particulier concrétiser une Continuité Territoriale européenne qui pourrait se construire autour de ports comme Toulon, Nice, Gêne, Livourne, pour les ports les plus proches du continent.
Cela serait de nature à donner un grand bol d’oxygène à l’économie de la Corse et plus de sérénité dans l’avenir de nos transports maritimes.
Nous prendrons donc rapidement contact avec l’office des transports pour évoquer notre position à ce sujet.

Conflit SNCM : éviter une crise comparable à celle de 2014

Éviter une situation de crise comparable à celle de l’été dernier, tel est le souhait de la CGPME Corsica alors que la CGT de la SNCM a déposé un préavis de grève pour le jeudi 10 juin et que dès ce mercredi, le tribunal de commerce de Marseille doit choisir un repreneur, ou choisir de ne pas choisir pour le moment voire de liquider la compagnie. Si pour la question de la reprise, l’important n’est pas, quelque part, de savoir qui mais surtout de savoir si celui-ci aura les reins assez solides pour assurer la continuité du service public, la CGPME a surtout voulu rappeler à tout le monde sa vigilance. L’État, notamment, est attendu au tournant en cas de nouveaux blocages afin que les engagements pris pour éviter de graves soucis à la Corse soient pris. Et la CGPME, comme les gîtes de Corse, l’UMIH, ou d’autres représentants entrepreneuriaux présents n’hésiteront pas à se faire entendre et à se faire voir dans le cas contraire, pour que l’impact économique de 125 millions d’euros de pertes ne se reproduise pas. (Julien Pernici - Alta Frequenza)

La grève SNCM de 2014 a coûté 125 M€ à l'économie corse

Il en est des études comme du reste. Parfois, l'on se demande à quoi elles servent. Parfois, on se dit qu'il est bon de les avoir faites. Ou plutôt faites faire.

Celle commandée par la CGPME - confédération générale des petites et moyennes entreprises - et le collectif Dumane da fà, à deux cabinets, Gecodia sous la houlette de Guillaume Guidoni et MS Consulting, sous la houlette de Marc Simeoni, avec la participation de la collectivité territoriale de Corse, va peser dans la balance. Avec des chiffres lourds de conséquences. Nous en révélons ici certains, en avant-première et en primeur. L'étude complète sera, quant à elle, présentée aujourd'hui, au palais des congrès d'Ajaccio, à 10 heures.

L'objectif consistait à essayer d'évaluer calculette en main, le choc causé par la grève de l'été dernier.

Parmi les secteurs les plus impactés, le commerce, la restauration et l'hébergement.

(Corse matin 19/05/2014)

4 000 emplois détruits…
Marc Simeoni (MS Consulting) explique : « Ces études permettent d’affirmer que les impacts économiques, au-delà de la perte de chiffre d’affaires mais d’impacts mesurables sur le produit intérieur brut de la Corse, sont compris entre 60 et 75 millions d’euros, ce qui représente un choc considérable. En analysant plus finement la propagation dans l’ensemble de l’économie et les effets d’entrainement liés à ce choc, on en arrive à un chiffre proche de 135 millions d’euros. Cela représente entre 1,5 et 2% de notre PIB. C’est donc un choc considérable, et l’on peut craindre également qu’il ait des conséquences importantes et durable, dans la mesure où au-delà de l’été 2014 lui-même, on observe un préjudice d’image qui pourrait encore se renforcer s’il devait survenir une autre crise de ce type. De fait, on constate une véritable morosité des acteurs de l’ensemble de la chaîne économique liée à cet événement ou plutôt à la récurrence de ce type d’événement. Donc, on sait que si les conséquences de court terme équivalent à près de 4000 emplois détruits, ou non recrutés ou encore non créés, on sait que des conséquences de moyen et long terme pourraient être encore plus préjudiciables parce que ce type de crise constitue un frein pour l’investissement des entreprises et un frein pour l’attractivité touristique du territoire. »


Pour Jean-André Miniconi, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Corse du Sud, ce qui est important dans un premier temps, c’est d’établir un état des lieux de l’étendue des dégâts. Il explique :
« On se doutait que les dégâts allaient être considérables. Nous en avons la preuve, dans la mesure où l’on perd 60 millions d’euros de valeur ajoutée. Les mesures mises en place par le gouvernement qui consistaient essentiellement à obtenir l’exonération des charges patronales du troisième trimestre, qui se sont élevées à 12 millions d’euros. Soit seulement 20% du préjudice subit. Le compte n’y est pas mais en plus, ce dont on aura du mal à calculer, ce sont les effets induits de l’année dernière sur la saison future. Aujourd’hui on s’aperçoit que finalement la saison sera très moyenne, en tout cas c’est ce que l’on peut dire pour l’instant. Il faut souligner que les professionnels du tourisme ont fait beaucoup d’efforts en consentant des baisses de prix qui peuvent aller jusqu’à moins 20 et 25% pour attirer plus de clientèle et pour être plus compétitifs. »


On ne pourra pas, chaque année, se remettre d’un choc pareil, ce n’est plus possible. Aujourd’hui, on a laissé partir encore une opportunité de créer de l’emploi. 4000 emplois, nous l’avons dit, ont été perdus l’an dernier. Je vous rappelle qu’en trente années, nous avons eu droit à plus de 1000 journées de grève. Si on devait faire un ratio, ce n’est pas en millions d’euros que l’on devrait évaluer les pertes, mais en milliards d’euros. Ce que nous voulons ? Une véritable DSP pour la Corse, des liaisons véritablement fiabilisées avec la Corse. Ce qui serait bien, c’est d’avoir une année enfin tranquille, une année au cours de laquelle on peut essayer de limiter les dégâts. Si on recommence sur des conflits sociaux, sur des anomalies de transport, on ne s’en sortira  jamais. En Corse, sur 70 000 salariés, un tiers est impacté par du transport. Il faut savoir ce que l’on veut. Le développement économique passe par la fiabilité des transports

corsenetinfos.fr (19/05/2014)

Evacuation musclée des socioprofessionnels de la préfecture de Bastia: peines de prison avec sursis pour les forces de l'ordre.

Viastella France 3 (24/03/15)


Jean-André Miniconi élu président de la Chambre de commerce de Corse du Sud

France 3 Viastella (20/03/15)

Jean-André Miniconi est le nouveau président de la Chambre de Commerce de Corse du Sud.Il était le seul candidat en lice. C'est le président de la CGPME en Corse. Il succède à Nathalie Carlotti, démissionaire.


Sans surprise, Jean-André Miniconi a été élu président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Corse du Sud. le nouveau président a du pain sur la planche, il doit redresser les finances de l'établissement consulaire. Sur le fond de roulement l'Etat va prendre plus deux million d'euros, c'est dire qu'il va falloir se battre pour maintenir la CCI et ses emplois.

Le nouveau président doit élaborer un nouveau document, un nouveau Budget prévisionnel à présenter au préfet. La chambre doit éviter à tout prix la mise sous tutelle renforcée dont a parlé le préfet Christophe Mirmand lors de la dernière assemblée générale qui s'est tenue à la fin du mois de janvier, la précédente présidente, Nathalie Carlotti,  étant alors déjà démissionnaire.

Interrogé ce vendredi matin dès son élection par Pierre Simonpoli, Jean-André Miniconi exclut d'emblée la possibilité d'une mise sous tutelle.

SNCM : la dernière tempête ?

Philippe Pasqualini invité de l'émission Inchiesta (Viastella-France 3)

Inchiesta Viastella France 3 (27/02/2015)

Etude CGPME-DUMANE DA FA sur l'impact de la grève SNCM pour l'économie insulaire

Corsica Sera Viastella (12/02/2015)

Assemblée Générale de la CGPME Corsica : confirmation du ralentissement économique en Corse.

France 3 Corse - Viastella 26/11/2014

Jean-André Miniconi: "Un conflit de plus à la SNCM et on pointera tous au chômage"

Corse-matin (25/11/14)

 

Jean-André Miniconi, le président de la CGPME en est convaincu. Alors que le destin de la compagnie ne cesse de se desceller, les entreprises commencent leurs comptes d’après-saison. En termes de décomptes

 

À l'heure où la SNCM ne semble guère en mesure de hisser le pavillon de l'avenir, où la courbe des demandeurs d'emploi s'infléchit sans faiblir, où la conjoncture économique n'invite pas à l'optimisme, le président régional de la CGPME, Jean-André Miniconi, revient notamment sur les promesses faites aux acteurs économiques insulaires par Manuel Valls en juillet dernier.

 

Il s'agissait alors de compenser les pertes liées à la grève de la Société nationale Corse Méditerranée. Les mesures ont, certes, été actées, et ont trouvé leurs relais sur le terrain. Pourtant, elles ne s'avèrent pas si évidentes à mettre en place.

 

Êtes-vous, aujourd'hui, à même de dresser un état des lieux significatif quant à la trésorerie des entreprises ?

 

Nous n'avons pas vraiment de chiffres établis, mais le collectif Dumane Da Fà va lancer, avec la CGPME, une étude sur les conséquences de la crise, afin de faire un point le plus précis possible sur l'état de l'économie corse. Pour l'heure, le sondage effectué auprès des entreprises qui vivent du tourisme reflète des trésoreries en baisse par rapport à l'an passé.

 

Ces dernières auront donc vraisemblablement du mal à passer l'hiver. Certains socioprofessionnels qui tournaient à temps plein vont passer désormais à une ouverture saisonnière, à commencer par un établissement comme le Radisson sur la rive sud du golfe d'Ajaccio…

 

Il faudra, en ce sens, surveiller les chiffres du chômage qui ne sont déjà pas reluisants, mais pourraient prendre un nouveau coup… Pour rappel, en Corse, le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B et C s'établissait à 20 890 fin septembre 2014.

 

Ce nombre augmente de 1,1 % (+236) au mois de septembre 2014 (+12,8 % sur un an). Et en France métropolitaine, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, B et C a fait un bond de 1 % par rapport à fin août 2014 (+5,7 % en un an). Guère reluisant, je le répète. Et inquiétant.

 

Ceci dit, rien de très nouveau sous le soleil, surtout après le conflit social à la SNCM dont tout le monde avait prédit les conséquences…

 

Il ne fallait pas être effectivement grand clerc de notaire ! Il n'en reste pas moins, qu'actuellement, l'objectif est d'affiner les chiffres et c'est ce qui nous préoccupe. Car, après le conflit, certains ont réagi en rognant sur leurs prix pour avoir une attractivité supplémentaire.

 

Cela a eu pour effet d'attirer du monde, mais les marges se sont délitées. Conséquence, les prix dans certaines corporations se sont effondrés de 20 %, par exemple chez les loueurs de voiture… On a fait du chiffre, mais avec moins de marge.

 

Au moment où l'on commence à demander l'exonération des charges patronales pour le troisième trimestre et à monter des dossiers dans ce cadre, il va falloir tenir compte de cette baisse de rentabilité qui a touché nombre d'entreprises.

 

Comment expliquer qu'encore une fois, la Corse pèche par manque de chiffres, alors que la situation les requiert ?

 

Aujourd'hui, nous sommes un peu en décalage, les bilans des entreprises qui clôturent au 31 décembre ne sont tirés qu'en mars. Or, 80 % des entreprises se trouvent dans ce cas. Et la réglementation va même plus loin, puisqu'elle autorise jusqu'au mois d'avril pour sortir les comptes.

 

 

Une grosse société dispose de moyens de gestion tandis qu'une petite transmet directement au comptable en fin d'année. Or, on le sait, le tissu insulaire est constitué quasi exclusivement de PME. Si l'on part du principe que les données seront connues en mars et que la date butoir pour constituer un dossier d'exonération des charges du troisième trimestre - à remettre à l'Urssaf avec le différentiel d'une saison sur l'autre - a été fixée à fin novembre, ça risque de coincer.

 

Ce que vous craignez ?

 

Que l'on ne prenne pas forcément en considération l'ensemble des cas de figure et des scénarios qui impliqueront tout à la fois des entreprises nouvellement créées mais aussi des entreprises ayant beaucoup investi. Chaque situation sera particulière et c'est justement là-dessus que nous devons être vigilants.

 

Allons plus loin. Les mesures accordées par Manuel Valls, en juillet dernier, afin de compenser les conséquences économiques de la grève SNCM du début de l'été, vont-elles pouvoir être appliquées ?

 

Un peu plus de 1 500 entreprises, d'après ce que nous avons recensé pour l'instant, ont demandé à pouvoir bénéficier de l'exonération prévue. Ce qui n'est pas énorme, et est dû au fait que de très nombreuses entreprises n'ont pas légion de salariés, beaucoup de patrons étant seuls à bord, sans oublier que le statut d'entreprise saisonnière n'est pas rare. In fine, peu de sociétés rentrent dans le champ d'application…

 

En ce qui concerne le prêt à taux zéro, il faut en faire la demande à l'Adec et la BPI. Cependant, l'un des problèmes que nous avons soulevé au cours de la dernière entrevue entre la Direccte et le collectif Dumane Da Fà, réside dans l'absence de véritable coordination entre les différentes instances.

 

Ce qui peut rendre difficile, notamment, l'obtention des prêts de trésorerie à taux zéro ou l'intervention de la BPI pour l'octroi d'une caution bancaire.

 

Pourtant l'Adec et la BPI ont bien balisé le chemin depuis déjà quelques mois ?

 

Il apparaît que les dossiers sont lourds à monter et les petites entreprises n'ont pas l'ingénierie nécessaire pour pouvoir profiter de la mesure. Or, ces mesures d'octroi de crédits ou de caution sont essentielles pour permettre aux entreprises de reconstituer leur trésorerie et de passer l'hiver. Le collectif appelle à une réunion entre les différents acteurs afin qu'un point précis soit fait sur ce dossier.

 

En outre, le bât blesse apparemment sur la circulaire d'application ?

 

Si l'amendement portant sur l'exonération des charges patronales a bien été voté dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, la circulaire d'application n'est toujours pas rédigée. Ainsi, ni la Directe ni l'Urssaf n'ont pu donner des consignes claires et précises aux entreprises sur la démarche à suivre pour bénéficier de ces exonérations.

Le collectif a porté à la connaissance de la responsable de la Direccte les dysfonctionnements constatés, en particulier les nombreux avis de recouvrements reçus par les entreprises qui n'ont pas payé leur part patronale. Et ce, malgré les promesses faites de l'arrêt des poursuites par le préfet Borius. Ces mesures Valls sont d'autant plus importantes, que la situation n'a pas l'air de s'arranger. Et le problème de fond est autre.

 

Justement ?

 

Nous nous débattons dans une fin d'année difficile avec une compagnie maritime, la SNCM, pour laquelle il n'émerge pas de solution viable ou crédible. À la clé, des questions et des incertitudes. Le dépôt de bilan ne va-t-il pas se transformer en liquidation ? Or, les touristes ont horreur des incertitudes. Si nous devons revivre la même guerre sociale l'an prochain, avec les effets ricochets que nous connaissons, nous pointerons tous au chômage !

 

Ce que vous préconisez dès lors pour assurer la continuité territoriale ?

 

Il faut préserver la concurrence à trois pour éviter tout monopole qui engendrerait automatiquement l'augmentation des tarifs. Il existe des opérateurs sérieux, il est peut-être temps de s'en rapprocher avant d'envisager la création d'une compagnie maritime régionale qui, au passage, coûterait bien plus cher qu'une compagnie aérienne régionale.

 

Sans oublier que nous ne sommes pas des marins et que nous n'avons ni les compétences ni l'ingénierie pour donner naissance à une telle structure. Quant à la possibilité d'acheter les bateaux pour ensuite les louer, je ne pense pas que cela soit une solution optimale. La priorité, ce sont des bateaux en circulation l'an prochain et peu importe la couleur !

 

Vous suggérez, quoi qu'il en soit, de repenser la problématique des transports…

 

Tout au moins d'avoir une réflexion, comme pour le Padduc, le foncier, les institutions… À nous de travailler en profondeur pour éviter de traîner aux pieds toujours les mêmes boulets… Cela passe, à notre sens, par une concertation avec la société civile et le CESC (conseil économique social et culturel) pour qu'ils puissent être associés, constituer une vraie force de propositions et participer aux travaux. Nous sommes, certes, sur une démocratie représentative, mais qui ne nous représente pas.

 

Nous prônons pour notre part, une démocratie participative basée sur une très large ouverture. De plus, cette fois à une autre échelle, il faut rester unis face au gouvernement, sinon nous allons exploser en vol !

 

Comment en sortir ?

 

Ne pas hypothéquer l'avenir, en revanche acter une démarche novatrice, préserver l'existant et se poser les bonnes questions. Seuls, nous ne pourrons donner l'impulsion, il faut une prise de conscience générale.

 

Déjà entendu et pas gagné…

 

Mais pourtant indispensable…

 

Propos recueillis par A.-C. CHABANON

 

 

L'INTERVENTION DES SOCIAUX-PROFESSIONNELS A MIS FIN A LA GREVE DES FACTEURS

 Le conflit de la Poste à Ajaccio qui durait depuis plus de trois mois a pris fin cette nuit ! En effet, sous la pression des socioprofessionnels insulaires qui se sont invités hier (mercredi) à la table des négociations entre grévistes et direction dans les bureaux de la Direccte, un protocole d’accord a été signé aux alentours d’une heure du matin. La reprise du travail devrait être effective dès ce jeudi avec une distribution en priorité du courrier le plus ancien sous trois jours, avant le retour à un fonctionnement normal d’ici la semaine prochaine. Les socioprofessionnels, fortement impactés par cette grève, ont donc joué un rôle majeur dans l’issue de ce conflit, et verront leur courrier distribué en priorité. Cependant, la bataille n’est pas finie, et ceux-ci demandent réparation auprès de La Poste au titre des conséquences financières engendrées par le blocage du courrier. (Alta Frequenza)

LES SOCIAUX-PROFESSIONNELS OCCUPENT LE BUREAU DE LA DIRECTRICE REGIONALE DE LA DIRRECTE (MEDIATRICE) POUR DEMANDER LA FIN DE LA GREVE DES FACTEURS A AJACCIO

Pour la directrice du travail, un nouveau front venait de se créer. Épaulés par le collectif Dumane da fà,la chambre de métiers, l'UPA, la CGPME et l'UMIH, les carrossiers annoncent qu'ils ne quitteront pas les locaux sans avoir obtenu du concret.

 

Il est 9 heures du matin. À l'intérieur des locaux, grévistes et direction de La Poste négocient depuis une heure déjà. Des unités de CRS se sont positionnées à proximité. La tension est à son comble.

 

Géraldine Morillon va au contact.

 

Elle tente d'expliquer que les négociations avancent vraiment.

 

« Nous pouvons aboutir dans les 48 heures, même si je ne peux pas leur tenir la main pour signer »,assure-t-elle. « La direction a fait des gestes et la CGT a énormément avancé »,précise la médiatrice.

 

 

 

Retour vers la « base » des chefs d'entreprise. « La Poste va maintenir les moyens engagés pendant la grève pour écouler le courrier, les mois de mai et juin seront écoulés prioritairement. On nous assure que lundi au plus tard ce sera fait. Concernant les dédommagements, ça concerne la direction générale de La Poste. On nous promet que nos dossiers seront étudiés », résume le président de la chambre de métiers François Gabrielli.

 

Dans la salle, la méfiance règne.

 

On veut un papier signé du directeur régional concernant les dédommagements. Une nouvelle heure de tractation sera nécessaire pour obtenir deux lignes signées assurant que les dossiers seront étudiés et traités et les préjudices du conflit pris en compte. La pause déjeuner est déjà très largement entamée lorsque les chefs d'entreprise quittent les locaux de la Direccte. Rendez-vous est donné à 17 h 30 avec la délégation pour faire « un point d'étape » (Corse matin 19/08/2014 - Photo FR3)

 

Les socioprofessionnels refusent qu'on relativise le rôle de la SNCM

Lors de la réunion d’étape qui s’est tenue hier après-midi à la CTC, les entrepreneurs ont eu la confirmation que les mesures d’aides étaient « actées ». Mais ils veulent que l’État assume

 

La réunion a été longue. Hier après-midi, les représentants des entreprises (dans tous les domaines d'activités) étaient réunis dans la salle du conseil exécutif, en présence de Paul Giacobbi mais aussi de François Lalanne (secrétaire général aux affaires corses) mais aussi d'Olivier Diehl, président-directeur général de la SNCM (ce dernier, accompagné des cadres de la compagnie, ayant quitté la salle avant la fin de la réunion).

Il s'agissait de préciser les modalités d'application des mesures d'aides promises par Manuel Valls lors de la rencontre avec les représentants des entreprises corses, au mois de juillet.

Il y a quelques semaines en effet, les promesses ministérielles avaient singulièrement été revues à la baisse par les administrations locales, ce qui avait eu pour effet de faire remonter la pression.

C'est la raison pour laquelle le président du conseil exécutif avait souhaité que cette réunion d'étape se tienne avant le départ en vacances de la plupart des responsables de services.

Il fallait impérativement que le détail des mesures soit clarifié. Et que les représentants du collectif des socioprofessionnels puissent annoncer des mesures concrètes à leurs différents adhérents.

Hier les échanges ont été sans concession. Mais les choses ont été - on l'espère - définitivement éclaircies.

 

Les limites d'un mode de développement

À l'issue de ces échanges, Paul Giacobbi annonçait de manière claire que les mesures d'aides aux entreprises avaient été « actées ».

« Une partie va être mise en place par la CTC, avec notamment la participation de l'Adec et une assistance juridique auprès des entreprises. L'autre partie est du ressort des services de l'État, c'est tout ce qui a trait à l'étalement et à l'effacement des charges patronales », détaillait le président du conseil exécutif.

Au-delà de la situation de crise, créée par la grève de la SNCM au moment de l'entrée dans la saison, Paul Giacobbi pointe du doigt, de manière clairement politique, les limites du système de développement adopté jusqu'à aujourd'hui.

« Il ne faut pas minimiser l'impact de la grève de la SNCM. Mais il y a aussi une crise économique générale qu'on ne peut pas nier. Et surtout l'impact d'un développement basé sur les résidences secondaires qui engendrent du paracommercialisme »,commente-t-il. Il souligne d'ailleurs, à ce propos, que ce mode de développement adopté et encouragé depuis plusieurs années ne peut qu'être néfaste au secteur de l'hôtellerie-restauration. Le président du conseil exécutif précisait hier qu'entre 600 et 700 demandes avaient déjà été déposées par des chefs d'entreprises. Mais qu'on en attend entre 800 et 900 au moins d'ici à la rentrée.

 

«L'État ne doit pas se dédouaner»

Si les représentants du collectif des socioprofessionnels ont trouvé quelques points de satisfaction lors de la réunion, il y a un point sur lequel ils refusent de transiger.

« Nous refusons que les services de l'État s'abritent derrière une crise plus générale pour tenter de masquer leur gestion calamiteuse du dossier de la SNCM. L'État ne peut pas se dédouaner comme cela », soulignaient-ils à leur sortie des locaux de l'hôtel de région.

Pour le reste, Jean-André Miniconi, président de la CGPME Corsica a précisé qu'il s'agissait d'une « réunion essentiellement technique, visant à assurer le suivi des mesures annoncées par le Premier ministre. »

Eux aussi notent que cette réunion a permis d'acter définitivement l'étalement des charges du 2e trimestre et l'effacement des charges du 3e trimestre.

Autre certitude, les mesures générales demandées à l'origine ne seront pas appliquées. Ce sera du cas par cas.

C'est la raison pour laquelle les représentants du collectif demandent à tous les chefs d'entreprise de se signaler et de remplir un dossier sur les sites de l'Adec et sur celui de la Direccte.

« Un grand nombre de personnes n'a pas encore effectué cette démarche. Pour l'heure, environ 700 dossiers ont été déposés. Le chiffre pourrait doubler d'ici au début du mois de septembre », précise Jean-André Miniconi.

 

Le diable est dans les détails

C'est à ce moment-là que l'on arrivera sur des mesures concrètes. Il faudra définir le périmètre des secteurs impactés. Et trouver des solutions pour les entreprises qui bénéficient déjà d'étalement (type Cochef).

Autant de possibilités d'achoppement dans les discussions que de cas particuliers à traiter.

Tant du côté du collectif que de la CTC, on reste donc attentifs et mobilisés. Et l'automne (Corsematin 06/08/2014)

Les socioprofessionnels obtiennent des avancées à l'issue de leur rencontre avec Manuel Valls

Dix représentants se sont rendus à Matignon. Des élus consulaires de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Haute-Corse et de Corse-du-Sud, des représentants du bâtiment, des membres de la CGPME (petites et moyennes entreprises), des hôteliers et des transporteurs.

Les socioprofessionnels obtiendraient, selon la CGPME, un effacement des charges patronales du 3ème trimestre pour les entreprises impactées par la grève et un étalement des charges du deuxième trimestre. Un expert ministériel serait aussi nommé par le gouvernement pour évaluer l'impact négatif que la  grève aura pu faire peser sur l'activité professionnelle des acteurs et ouvrir ainsi la porte à des compensations .(France3 Corse)

Négociation à Matignon
Négociation à Matignon

RMC Bourdin Direct avec Jean-André Miniconi

SNCM : Jean-Marc Giammari sur BFM Business

SNCM : la Corse asphyxiée ? « l'Etat s'en fout »

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Antoine Albertini

 

C'est « la grève de trop », le « blocus inadmissible », « une opération kamikaze ». Pour les organisations socioprofessionnelles corses, l'énième mouvement social qui paralyse le trafic des navires de la SNCM entre l'île et le continent cristallise quarante ans d'une exaspération nourrie par les grèves à répétition et le sentiment, partagé par une large part de l'opinion insulaire, d'être « systématiquement pris en otage ».

 

 

De ce point de vue, en décidant d'entamer leur mouvement de protestation le 24 juin dernier — coup d'envoi de la saison touristique, cruciale pour l'économie locale —, les grévistes ont assumé un choix délibéré : d'une rive à l'autre de la Méditerranée, porter à ébullition la marmite sociale.

Premiers à pâtir des douze jours premiers jours de cessation totale de l'activité des navires de la SNCM, les hôteliers et les restaurateurs insulaires subissent de plein fouet des annulations en série. A Bastia, certains hôtels enregistrent des baisses de fréquentation de 30 % à 50 %. A Calvi, à Porto-Vecchio, dans les microrégions où l'économie dépend presque exclusivement de l'industrie des vacances, les professionnels se montrent chaque jour plus inquiets des conséquences d'une grève qui touche l'ensemble des établissements hôteliers, du plus modeste au cinq-étoiles.

DES PERTES « D'ORES ET DÉJÀ IRRATTRAPABLES ».

« Les chiffres sont là, résume César Filippi, propriétaire du Belvédère, l'un de fleurons de l'hôtellerie porto-vecchiaise. Au 6 juillet, deux chambres sur dix-neuf sont occupées, mon taux de réservation n'atteint pas 50 % et, en restauration, j'enregistre une baisse des deux tiers des couverts réalisés l'an passé à la même date. »

Alors que l'île comptait engranger les bénéfices de sa surexposition médiatique à l'occasion du départ du Tour de France 2013, la plupart des acteurs économiques locaux tente dorénavant de conjurer le spectre d'une saison calamiteuse en termes de profits comme d'image. Vice-président de la chambre d'agriculture de la Haute-Corse, Jean-Marc Venturi veut croire qu'en cas de « règlement rapide du conflit », l'activité puisse redémarrer, mais il reconnaît que les 15 % à 20 % de pertes déjà enregistrées par le secteur de l'agriculture sont « d'ores et déjà irrattrapables ».

Certes, la situation est loin d'être irrémédiablement compromise, mais l'agriculture corse, qui dépend à plus de 70 % du marché local, « et réalise les deux tiers de ses ventes sur ce marché en juillet et en août », pourrait souffrir si le blocus durait. « On va entrer dans la période critique, analyse un maraîcher de la plaine orientale de l'île. Nos frigos sont pleins de fruits et de légumes, mais nous ne pouvons pas les conserver éternellement. Du coup on jette tous les jours, une vraie perte sèche. »

Si le spectre de la pénurie est encore loin — les étals restent fournis « de manière assez convenable », dixit le responsable d'un supermarché ajaccien —, l'appréhension et les critiques à l'adresse de « pouvoirs publics absents du débat », domine les esprits dans une île à l'économie déjà largement atone, et captive de l'éternel problème de ses transports.

ÉCHAUFFOURÉES SUR LE PORT

Pour Philippe Pasqualini, président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) de Haute-Corse, « que la Corse se retrouve asphyxiée, l'Etat s'en fout. Les livraisons de produits et de vivres arrivent au compte-gouttes, et pendant ce temps nous sommes obligés de mettre nos salariés au chômage technique ». Les pouvoirs publics redoutent désormais les effets d'une colère qui croît à mesure que la grève s'enlise. Jeudi 3 juillet, des échauffourées ont opposé commerçants et agriculteurs aux marins grévistes retranchés à bord du Jean-Nicoli dans la rade de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud).

Le lendemain, des habitants d'Ile-Rousse (Haute-Corse) ont exigé — et obtenu — le départ pour Marseille du Monte-d'Oro, jusque-là amarré à quai. Le même jour, quinze Bastiais faisaient les frais d'une expulsion manu militari (trois blessés et des plaintes en cascade) de l'enceinte de la préfecture de la Haute-Corse, à Bastia, dont ils occupaient pacifiquement le hall d'entrée après une entrevue avec Alain Rousseau, préfet du département. La scène, filmée par les caméras de France 3 Corse Via Stella, a enflammé les esprits : commerçants, restaurateurs, femmes traînés au sol et frappés à coups de botte et de matraque par des gendarmes mobiles — deux enquêtes, judiciaire et administrative, sont ouvertes.

« C'est bien la preuve que l'Etat peut utiliser la force, ironisait un chef d'entreprise après les heurts. Mais bastonner des pères de famille qui craignent la faillite est plus facile que virer les marins qui occupent illégalement le port de Marseille. »

 

Grève à la SNCM : occupation de la Préfecture par les socio-professionnels

SNCM: «Faut-il se comporter comme des voyous pour être entendus ?»

Il le dit, Jean-André Miniconi, le président de la CGPME. Et il croit dur comme fer à ce qu'il dit… En Corse, la situation est bel et bien en train de devenir explosive. La grève à la SNCM, une de plus, une fois encore, n'en finit plus de susciter colère et exaspération.

 

Sauf que cela fait des décennies que l'on entend cela. Il y a une quinzaine de jours, le collectif Dumane da fà - dont la CGPME est partie intégrante - se réunissait devant la préfecture de région, à Ajaccio, et demandait audience au préfet Christophe Mirmand.

 

« Nous voulions nous assurer qu'en cas de blocage des ports, des mesures seraient prises. Le préfet nous a répondu que le nécessaire serait fait afin que les bateaux puissent circuler librement.
Or, aujourd'hui, nous constatons que les navires sont bloqués sur les ports corses, mais surtout au départ du port de Marseille.
Actuellement, les deux compagnies, CMN et Corsica Ferries, qui assuraient le trafic sont jugulées. La CMN ne peut accoster à Marseille.
Quant à la Corsica Ferries, si elle peut passer par Toulon, elle n'a pas la possibilité de supporter à elle seule la charge du trafic fret. Quoi qu'il en soit, il ne sert à rien d'avoir des ports libres sur la Corse dès lors où les rotations sont verrouillées depuis Marseille et que Toulon, engorgé, ne pourra se substituer au port de la cité phocéenne.
Ce que nous observons, donc, c'est que finalement, le fret va être immobilisé et de manière significative avec le durcissement de la grève. Encore une fois, même si la CMN se fraye un passage par Toulon, la situation sera inévitablement précaire. »

 

 

Pas de baromètre avis de tempête

 

 

Conséquences à la clé, explique le président régional de la CGPME. Car, une priorité sera forcément établie. On fera d'abord partir les denrées périssables, tandis que les matériaux et autres marchandises resteront à quai.
En corollaire, des loueurs de voiture qui n'auront pas leurs véhicules en temps et en heure, des pièces détachées qui n'arriveront pas chez les garagistes de l'île, idem pour les matériaux de construction… Liste non exhaustive, à laquelle il faut ajouter les effets induits sur le tourisme.

 

« Nous savons déjà qu'il y a une baisse des réservations,glisse Jean-André Miniconi, le problème, c'est que nous ne disposerons des chiffres qu'a posteriori. Et si en plus, les bateaux assurant le transport des passagers sont eux aussi interdits de traversées, cela risque de faire très mal. Nous allons surveiller de très près ces indicateurs.
Mais nous tentons là de nous attaquer à un travail qui n'est pas le nôtre. On se demande comment il est possible que la collectivité territoriale n'ait pas mis en place un baromètre pour évaluer les effets de la grève ! Les renseignements généraux et le préfet n'ont pas compris qu'ici nous sommes proches de l'état insurrectionnel.
Cette situation est dictée par la volonté de préserver les emplois. Aujourd'hui, il faut savoir que la Corse fabrique sept chômeurs par jour ! Nous avons plus de 20 000 demandeurs d'emploi. Sans compter qu'au niveau national, personne ne se soucie de savoir que La Poste est en grève, avec toutes les contraintes que cela suppose… ».

 

 

Le compte est mauvais

 

 

Le droit de grève ? Il ne s'agit pas d'aller contre, poursuit le président de la CGPME, il s'agit plutôt de réfléchir sur les limites de sa légitimité à cadenasser un pays tout entier. « Certes, l'on nous explique que le politiquement correct consiste à ne pas contester le droit de grève, mais dans certains pays, il reste, n'en déplaise, très encadré, notamment pour les fonctionnaires.
Il serait peut-être temps d'avoir une réflexion à ce sujet. Nous, nous étonnons que du côté des représentants de l'État, on ne fasse pas régner l'ordre. »

 

Économiquement, les retombées vont être légion et néfastes. Avec des interrogations. Quel coût pour la Corse et qui va payer ?

 

Et puis, dans le sillage du constat de la faillite de la SNCM, un autre constat. « Celui que deux compagnies peuvent assumer complètement le fret avec des rotations renforcées et quelques aménagements, en lieu et place de la SNCM. À l'évidence, on peut donc se passer de cette dernière ! Pour s'en sortir ? Que l'État prenne ses responsabilités. Il est actionnaire de la SNCM, qu'il dise la vérité aux salariés, que le problème de la SNCM soit réglé.
Le pire dans l'histoire, c'est que nous avons intégré les grèves dans notre mode de fonctionnement à une époque où nous avions suffisamment de développement économique pour pallier les effets de la grève. Ce n'est plus le cas désormais, nous n'avons plus assez de essources pour faire fi des mouvements sociaux de ce genre.
Combien d'argent avons-nous perdu depuis quarante ans ? Combien de valeur ajoutée ? Combien de salariés n'avons-nous pas embauché ? N'aurions-nous pas davantage à gagner en termes de développement si les transports étaient pérennes ? Or, je le répète, il n'y a pas d'évaluation de l'impact de la grève… C'est une faillite totale des gens qui nous dirigent. »

 

 

Face aux dégâts plus de chèque en blanc

 

 

Cette évaluation, la CGPME la demande. L'exaspération est telle qu'elle a conduit à la création du collectif Dumane da fà tout récemment, afin de regrouper les professionnels et une partie de la société civile. « Un collectif pour protester bien sûr, mais pas seulement, se faire entendre aussi. Faut-il se comporter comme des casseurs, des voyous, pour être audibles ? ».

 

En toile de fond des prochaines élections territoriales qui arrivent à grands pas, le collectif y regardera à deux fois avant de « signer un chèque en blanc à la collectivité territoriale de Corse. Ce sera niet. Nous exigeons de pouvoir participer aux débats, tous les débats », affirme Jean-André Miniconi.

 

 

Remorques en chaîne à la traîne

 

 

Par ailleurs, la CGPME a pris une décision. Au regard de« l'absence criante de l'État et de la CTC en matières d'études économiques, nous allons créer notre propre équipe de réflexion en nous alliant deux économistes - Guillaume Guidoni et Marc Simeoni - de manière à saisir les pouvoirs publics, les politiques… ».

 

Hier, au fil de la poursuite du conflit, sur les quais de Marseille, les remorques, étaient de plus en plus nombreuses, à s'agglutiner. Pas moins de 70 remorques bloquées dont 25 de fret, comptabilisait Séraphin Luciani, le directeur général du groupe Codim (super et hypermarchés Géant Casino de Corse). Aujourd'hui, ce chiffre devrait grimper à 90 remorques. Vous avez dit grève ?

Corse matin 03/07/2014

 

Conflit à la SNCM : Jean-André Miniconi sur TF1

Les bureaux de la SNCM murés par les entrepreneurs

Entrepreneurs au bord de la crise... de nerfs

Les grèves en cascade de ces dernières semaines et le risque d’un mouvement à la SNCM, associés à une situation économique dégradée, ont incité les « petits » patrons à manifester leur colère, hier, à Ajaccio.

 

 

Nouveau rassemblement, hier matin, devant les grilles de la préfecture d'Ajaccio. Après les retraités, la veille, c'était au tour d'une cinquantaine de représentants du monde de l'entreprise, rassemblés au sein du collectif Dumane da fà *, de manifester leur ras-le-bol. Objectif : obtenir, « dans les plus brefs délais », une audience avec le Premier ministre afin de réclamer la mise en place d'un véritable plan de développement économique pour la Corse.

 

« Il s'agit aujourd'hui d'un ultime et solennel avertissement, lançait hier Jean-André Miniconi, le président de la confédération des petites et moyennes entreprises (CGPME) de Corse, au nom du collectif. Nous ne voulons pas seulement être écoutés, mais entendus. Nous ne serons pas les témoins passifs de notre propre mort. Notre île est exsangue, son économie est en berne. Tous les indicateurs sont au rouge. »

 

Fabrique à chômeurs

 

Artisans, transporteurs, patrons du secteur de l'hôtellerie-restauration, du bâtiment, mais aussi agriculteurs et professionnels de l'agroalimentaire partagent un même constat, basé sur la « faillite totale de la gestion de l'État et des collectivités ». « Leur silence est assourdissant, alors que la situation ne cesse de se dégrader, poursuit Jean-André Miniconi. Le taux de chômage qui frappe la Corse est à ce titre révélateur : + 10,5 % sur les douze derniers mois, alors qu'il est en moyenne de + 4,8 % au niveau national. Sur notre île, on fabrique pas moins de sept chômeurs par jour ! »

 

Les grèves qui se succèdent depuis plusieurs semaines - et celles qui se profilent - ne font qu'accentuer le désarroi des chefs d'entreprise. « Dans ce contexte, c'est le moment que choisissent certains syndicats de la SNCM, d'Air France et de La Poste pour déclencher des mouvements revendicatifs. C'est une fois de plus, une fois de trop, dénoncent les membres du collectif Dumane da fà. Depuis des années, ces mouvements mettent à mal une économie extrêmement fragile. Aujourd'hui, en période de crise profonde, ces comportements contribuent à la faillite de l'économie insulaire. Nous sommes dans une répression fiscale dirigée contre les entreprises et les particuliers. Dans le même temps, ces structures foulent aux pieds, en toute impunité, la réglementation et les conventions pour lesquelles elles perçoivent pourtant des deniers publics. »

 

« Comment voulez-vous développer une activité lorsque le courrier ne vous arrive plus normalement ? Lorsque pèse un nouveau préavis de grève du côté de la SNCM ?, remarque Daniel Felici, l'un des principaux représentants de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie de Corse. Ces dix dernières années, l'État a largement profité du développement économique de l'île à travers la fiscalité. Mais, dans l'environnement qui est le nôtre actuellement, est-il encore légitime lorsqu'il prélève des impôts sans être en mesure d'assurer le bon fonctionnement des services publics ? »

 

D'une façon plus générale, les membres du collectif appellent à un sursaut politique susceptible de sortir la Corse du cercle vicieux dans lequel elle s'est clairement engagée depuis 2012. La fin des dispositifs fiscaux qui ont permis à l'île de rattraper une partie de son retard (zone franche, crédit d'impôt), associée à la baisse d'activité qui frappe les deux piliers économiques que sont les secteurs du bâtiment et du tourisme, ayant amplifié, selon eux, le décrochage actuel.

 

« Dos au mur »

 

« Il existe des solutions pour aider notre territoire à inverser cette tendance et même à réussir sa nécessaire adaptation aux enjeux de demain, assure Jean-André Miniconi. Cela passerait notamment par une baisse massive des charges auxquels les petites entreprises et les professionnels assujettis au RSI doivent faire face. Il faut aussi veiller à réaffecter davantage les fonds européens en direction du secteur privé, ou encore favoriser la formation au sein des entreprises à travers le crédit d'impôt, ainsi que la recherche et développement qui, en Corse, est au point mort. Enfin, bien sûr, nous assurer un environnement économique stable, ce qui veut dire plus de risques de grève permanents, en particulier dans le domaine des transports… »

 

Autant de propositions que le collectif a eu l'occasion d'exposer hier au préfet Christophe Mirmand. En attendant de rencontrer un potentiel ministre, voire le premier

 

Autant de propositions que le collectif a eu l'occasion d'exposer hier au préfet Christophe Mirmand. En attendant de rencontrer un potentiel ministre, voire le premier d'entre eux… « Jusqu'à ce jour, nous avons toujours privilégié les voies du dialogue et recherché le compromis. Mais, nous sommes désormais dos au mur et nous luttons pour notre survie », préviennent les membres de Dumane da fà, bien décidés à rallier de nouveaux partenaires.

 

L'adhésion de poids lourds comme le Medef ou la fédération du bâtiment, parmi d'autres, donneraient en effet encore davantage d'ampleur à leur démarche.

 

 

* Organisations membres du collectif : CGPME, UPA, UMIH, Strada Corsa, Capeb, CGAD, CNAMS, FDSEA, CDJA, Inter Bio Corse, Synhorcat, URCPAPN, Groupement des professionnels de la montagne, syndicat des guides interprètes, syndicat de la coiffure, syndicat des instituts de beauté.


 

SNCM : Les chefs d’entreprises insulaires expriment leurs craintes à Paul Giacobbi

Malgré la reprise d’activité de la SNCM après la récente grève de ces derniers jours, les entreprises insulaires sont inquiètes des répercussions que pourrait avoir une nouvelle grève de la compagnie sur la situation des entreprises insulaires, déjà en grande difficulté économique. Et ces derniers se sont fait entendre auprès du président de l’Exécutif Paul Giacobbi, qui a reçu une intersyndicale des entreprises jeudi après-midi à la CTC pour prendre connaissance de leurs revendications.

L’intersyndicale* a été reçue par le président de l’Exécutif Paul Giacobbi à la Collectivité Territoriale de Corse durant plus de trois heures, tout juste une semaine après sa rencontre avec le préfet de Corse Christophe Mirmand.
Les représentants des entreprises insulaires entendaient alerter l’Assemblée de Corse sur leurs inquiétudes quant à une ou plusieurs nouvelles grèves de la SNCM, et les répercussions économiques et sociales de ces dernières sur les entreprises insulaires déjà en grande difficulté économique.

Avenir de la SNCM et création d’une compagnie maritime régionale en question…
Même si peu d’informations précises sur d’éventuelles négociations ou propositions ont filtré jeudi soir à l’issue de cette réunion, il semblerait, selon certaines sources qui ont participé à cette réunion, que des avancées viennent à se profiler sur la question dans un futur proche.
Ces dernières pourraient-elles concerner l’avenir direct de la SNCM ou l’hypothèse d’un chemin entamé vers la création d’une future compagnie régionale ?
Selon les mêmes sources, ces questions auraient été évoquées durant le long entretien entre le président de l’Exécutif et les représentants des entreprises corses, qui attendent désormais des avancées et des propositions concrètes dans ce dossier plus que sensible (Corse net infos 03/04/2014).

Écoutez les réactions du porte-parole de la CGPME Jean-André Miniconi et du délégué de l’UMIH Daniel Felici à l’issue de cette rencontre avec Paul Giacobbi, au micro de Corse Net Infos

interview collectif.wav
Fichier Audio Wave 10.8 MB

Grève à la SNCM : le collectif des socio-professionnels de Corse s'invite à la Collectivité Territoriale

France 3 Corse

Corse matin (29/03/2014)
Corse matin (29/03/2014)

Grève à la SNCM : les inquiétudes des professionnels du tourisme en Corse

France 3 Corse

SNCM: une nouvelle interruption du trafic à compter du 26 mars

La saison touristique de la Corse et les vacances de Pâques qui en constituent l'antichambre, sont une fois encore compromises par la perspective d'une nouvelle interruption de trafic entre la Corse et le Continent sur les bateaux de la SNCM.

                           CGPME : « Une compagnie en perdition »

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises de Corse n'a pas tardé à réagir vivement à la perspective de ce nouveau conflit, et interpelle le conseil exécutif.

« Un énième préavis de grève, un énième coup porté à notre économie, nos entreprises et les emplois qui en dépendent. À l'aube d'une saison touristique et alors que la situation se dégrade depuis des mois, nos appels sont restés sans réponses. L'exécutif a-t-il envisagé des scénarios alternatifs comme l'affrètement de bateaux afin d'assurer la continuité du service maritime, prévoit-il un dédommagement des entreprises pour leurs pertes d'exploitations ? A-t-il conscience de l'impact sur le tourisme et l'activité générale de l'île d'une situation qui perdure depuis trente ans ? Aux inquiétudes du monde économique, aucunes réponses ne sont apportées. Les entreprises et leurs salariés ne resteront pas sans réagir ! »

L'histoire des liaisons maritimes de la Corse est un éternel recommencement.

Corse matin (22/03/2014)

 

Jean-André Miniconi : « Dans le BTP il y aura - 24537654.jpg
Jean-André Miniconi note que l'argent du PEI n'est pas parvenu à améliorer les transports intérieurs… Il faut toujours 3 heures pour relier Ajaccio et Bastia.Gérard Baldocchi (Corse-matin)
 
 
 
 

Invité de l’émission Cuntrastu sur France 3 Corse ViaStella, le président de la CGPME estime également que l’État, « défaillant » sur le dossier des transports, ne peut laisser dégénérer la situation à la SNCM

(corse-matin)

 

Nous sommes en train de payer les pots cassés d'une économie basée sur le tourisme et le BTP », a indiqué Jean-André Miniconi, le président de la confédération des petites et moyennes entreprises (CGPME) de Corse, qui explique que l'île s'est trompée de chemin dans son développement. Une analyse brutale, nous dirons même brute de… décoffrage compte tenu du thème évoqué par l'invité de l'émission hebdomadaire Cuntrastu. Hier soir sur France 3 Corse ViaStella, le président de la CGPME a répondu aux questions de Jean-Vitus Albertini, rédacteur en chef adjoint de France 3 ViaStella, Roger Antech, rédacteur en chef de Corse-Matin, et Patrick Rossi, rédacteur en chef adjoint de RCFM.

Forcément, la manif des entrepreneurs de Porto-Vecchio du 21 février à Ajaccio, avait un caractère exceptionnel et Jean-André Miniconi : « Quand on se mobilise c'est que l'on a peur. A Porto-Vecchio, le cadre a changé, il y a une perte de confiance dans l'avenir. Le BTP a profité jusqu'ici d'une spéculation. Dans la crise, il y aura une sélection naturelle, les petites entreprises vont disparaître, il y aura forcément de la casse…» S'il estime que le Padduc va apporter une réponse rapidement sur les PLU, le secteur du BTP restera en souffrance.

« Les entreprises doivent être en réseau »

Pour ce qui concerne le chômage qui a augmenté de 9 % l'an dernier, Jean-André Miniconi souligne que « les marges se réduisent, la capacité d'autofinancement aussi. Même en tourisme : l'hôtellerie voit ses marges s'amincir de 15 à 17 % car il y a des opérateurs intermédiaires extérieurs. Pour embaucher, il faut baisser les charges, et les entreprises ont deux boulets, les impôts sur les sociétés et les charges ».

Selon lui, le pacte de responsabilité aura peu d'influence, à peine quelques milliers d'euros pour une entreprise de 3 ou 4 salariés. Sa société, par exemple, est dans un secteur sinistré, celui de l'automobile, il a donc préféré augmenter les bas salaires plutôt que d'embaucher.La commande publique baisse et il y a des répercussions sur le BTP. « L'économie est adaptée à l'insularité, au marché qui est celui d'une région de 300 000 habitants, forcément les entreprises sont de petite taille. Pour se développer, elles devront se mettre en réseau, c'est un réflexe de solidarité pour la survie »,conseille le chef de file des PME insulaires. Même en matière de tourisme, il indique que« pour avoir une valeur ajoutée, il faut des packages, vendre de l'animation, de la production locale ».

Pour lui, c'est dans l'innovation que le bât blesse : « Exemple, avec Campusplex et autres, nous sommes bien placés en nouvelles technologies, nous avons les champions mais pas l'équipe qui va avec… Autre secteur où nous pouvons mieux faire, la filière bois, nous n'exploitons pas 10 % de cette matière première ».

Jean-André Miniconi reconnaît qu'en matière d'apprentissage et de formation, il y a des progrès, avec le CFA universitaire notamment, « c'était une question fondamentale mais aujourd'hui, l'université a compris qu'il fallait se rapprocher des entreprises ».Il a abordé aussi la transmission d'entreprise et le fait qu'un quart des entreprises sera confronté à ce problème dans les années à venir.

« Peu importe la couleur, il nous faut quatre bateaux »

En matière de transports, la SNCM est encore à la une, cette fois c'est Veolia qui préconise le dépôt de bilan. « Soyons clairs, c'est la mort de la compagnie. Ma crainte c'est qu'il y ait un blocage, d'ailleurs nous ne tolérerons plus le blocage d'un port et nous saisirons la justice. Qu'importe la couleur, il nous faut quatre bateaux. L'État est défaillant, il ne peut pas laisser dégénérer une telle situation. Le boulot n'a pas été fait…»

En évoquant les perspectives d'avenir, le président de la confédération des PME, met en garde : « Je ne veux pas jouer les Cassandre, mais il faut éviter le syndrome hollandais. Nous devons quitter l'économie de rente actuelle pour une économie productrice, changer de mentalité. Il convient de profiter des dernières mannes du PEI. Il y aura de l'argent, il faut essayer de ne pas le jeter par les fenêtres. Jusqu'ici, on a pris le parti de développer la périphérie de l'île, les microrégions, mais les transports intérieurs n'ont pas progressé ».

Jean-André Miniconi interpelle sur la nécessité de créer un nouveau port (à Bastia), avec un coût de plus de 500 ME, « Je crois que l'on met la charrue avant les bœufs. »Il regrette aussi qu'il y ait peu de chefs d'entreprises en politique. Si le patron de la CGPME Corsica veut changer de modèle économique, c'est peut-être par là qu'il faut commencer…

 
 
 
 

Jean-André Miniconi, invité de l'émission Cuntrastu (Via stella France 3 Corse)

La situation du transport maritime en Corse

Grève à la SNCM

« Il est aujourd'hui urgent de penser à dédommager les entreprises »

La CGPME Corsica estime que l'argent économisé sur les rotations non assurées et les pénalités infligées doivent permettre de couvrir les pertes. Coup de gueule.

Incompréhensible et scandaleux. Et un homme, Jean André Miniconi, pour le dire. Au nom de la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises de Corse, la CGPME Corsica, dont il est le président régional, et des organisations adhérentes. Au nom également de l'Union Professionnelle Artisanale 2A appuyée par la chambre des métiers de Corse-du-Sud, qui partagent la même démarche. Face à la grève de la SNCM, le tissu économique trinque. Mais n'entend pas boire la tasse. Rebuffade. L'incompréhensible, d'abord. « Comment ne pas faire part de nos préoccupations et de nos inquiétudes vis-à-vis des grèves des compagnies maritimes délégataires de la nouvelle délégation de service public qui portent atteinte à l'économie insulaire déjà fragilisée par la crise, les hausses d'impôts et de TVA. Il est incompréhensible de constater que des compagnies qui ont obtenu une DSP sur les lignes maritimes de la Corse pour dix ans ne trouvent rien de mieux à faire que de ne pas honorer le contrat qui les lie à la Corse le jour même de son entrée en vigueur, le 1er janvier 2014. En effet, rien n'obligeait les compagnies délégataires à signer ce contrat s'il ne leur convenait pas, et s'ils n'avaient pas l'intention de le respecter. Nous aurions plutôt pensé qu'un contrat d'un milliard euros sur dix ans aurait dû commencer le soir du réveillon avec champagne, et cotillons pour ceux qui ont bénéficié de ce contrat. Il n'en est rien ».

De duperie en tromperie

Un contrat, souligne le président régional de la CGPME, qui n'est pas appliqué à ce jour, et absolument pas respecté en ce qui concerne la mise en place du service social et solidaire venu remplacer le service garanti promis par l'office des transports lors des réunions préparatoires. « En l'état, les entreprises ont le triste sentiment d'avoir été trompées par le délégant et les délégataires. Et les effets nocifs sont visibles à chaque porte d'entreprise. Deux exemples : lundi, on ne trouvait pas de viande chez les bouchers. Les petits garages, eux, n'avaient pas reçu les pièces nécessaires... Des exemples symptomatiques, mais bien réels. Alors que le problème de la SNCM perdure depuis des années, personne n â jamais pensé à dédommager les entreprises qui payent, pourtant, un lourd tribut à chaque grève. Dès lors où la collectivité territoriale de Corse ne procède à aucun versement pour les traversées qui ne sont pas effectuées et que des pénalités sont, de surcroît, infligées, pourquoi ne pourrait-on envisager d'affecter l'argent ainsi économisé à un fonds ? Fonds qui permettrait de couvrir les pertes subies par les entreprises ». D'autant que, comme l'affirme Jean-André Miniconi, contexte de crise aidant, on peut désormais quantifier le manque à gagner dans les trésoreries. « Nous avions déjà fait en ce sens une demande d'indemnisation, restée lettre morte...

L'OTC plein les poches

En attendant, la confédération a pris l'attache de plusieurs avocats. Se réservant ainsi la possibilité, «par voie de droit, d'intenter toute action visant à constater la non-application du contrat en vue de demander son annulation. Et d'intenter tout recours à l'encontre du délégant, la CTC dans le but d'obtenir réparation du préjudice subi par les entreprises adhérentes, du fait de la grève. Il serait amoral que les caisses de l'OTC sortent renflouées de cette grève et que les caisses des entreprises soient vides en parallèle. Quoi qu'il en soit, le président régional de la CGPME est très clair : " Il faut que cela s'arrête on est en train de tuer le tissu économique. On ne cesse de nous répéter qu'il faut sauver les emplois, or l'emploi privé représente quelque 70 000 personnes. Comment peut-on maîtriser l'emploi en Corse quand on ne maîtrise pas les transports? ».

« Imaginez un blocus de Rungis »

L'argent donné dans le cadre du la continuité territoriale ? « Comme s'il était jeté par les fenêtres... On s'aperçoit qu'on peut très bien fonctionner avec la Corsica Ferries et la CMN. La SNCM, elle, est incapable d'assurer le service minimum. Nous ferions des économies qui pourraient être utilisées à des fins bien plus pertinentes, sur des grands chantiers, de grands travaux structurels. A titre de comparaison, entre 2002 et 2009, le crédit d'impôt a coûté 118 millions d'euros à l État. Ce qui correspond, plus ou moins à une année de dotation dans le maritime. Imaginez si ces sommes étaient employées à bon escient. Aujourd'hui, la SNCM à un coût d'exploitation trop élevé et des problèmes d’actionnariat en interne. Imaginez encore un blocus de Rungis. J'aimerais savoir quelle serait la réaction de l’État et des politiques.. . Nous, nous serons vigilants quant à la liberté de circulation sur les ports. . Nous sommes pour une, concurrence maîtrisée et organisée, contre tout monopole paraît nécessaire que la CTC se pose quelques questions sur la nécessité de la DSP qu’elle a votée en se de mandant si un régime d'obligation de service public généralisé, tel que le préconisait l'autorité de la concurrence dans son avis, ne serait pas plus adapté pour défendre au mieux les intérêts de la Corse, de ses habitants et de ses entreprises ». Une grève, des otages, des cordes qui remplacent les cordages, l'image d'une île qui tangue de conflit en conflit . Et pourrait bien se noyer.. Non pas dans un verre d'eau. Mais dans l'océan d'une improbable continuité. Qui, elle, n'en finit plus de larguer les amarres... A: C. CHABANON Corse Matin (08/01/2014)

Economie, Recherche, PME et Territoire

Une convention « CGPME/Université »

 

 

Cette convention, une première en Corse entre l’Université et une organisation patronale, a pour fondement la recherche d’une meilleure insertion des étudiants dans le monde professionnel, associée à une meilleure réponse aux attentes des PME insulaires.

L’Université de Corse PASQUALE PAOLI et la CGPME Corsica, s’accordent pour réaliser des actions de développement de programmes d’intérêt commun dans l’enseignement et la recherche, d’engager des réflexions collaboratives sur l’économie, les entreprises, l’emploi et l’insertion des étudiants, pour lesquelles elles consentent les moyens nécessaires à l’accomplissement des objectifs envisagés.

 

Cette signature officielle consacre un cheminement de près de 2 ans marqué par des travaux communs (participation aux commissions du dialogue social, recherche sur la mobilité des salariés effectuée par l'équipe de l'IAE, séminaires de professionnels...). Elle affirme la volonté du milieu économique de travailler avec l'Université et confirme les nouvelles orientations de l'IAE de travailler avec les entreprises emblématiques de son territoire, d'être a leur écoute pour contribuer ensemble à développer l’esprit d'entreprendre. (14/11/2013)

 

Maritime: la justice annule les obligations de service public

Les magistrats du tribunal administratif de Bastia ont suivi les recommandations du rapporteur public et ont donné raison à la Corsica Ferries et à la CGPME qui avaient déposé deux requêtes en annulation.

Le tribunal administratif de Bastia annulé ce jeudi matin la délibération de l'assemblée de Corse de novembre 2012 qui concernait les obligations de service public.

Le tribunal a examiné deux requêtes déposées par la Corsica Ferries et la CGPME et a suivi le rapporteur public qui avait demandé l'annulation de cette décision de l'assemblée de Corse.

Corse matin (17/10/2013)

Les OSP de transport maritime devant le tribunal administratif

Voilà un dossier, celui des transports maritimes, qui n'en finit pas de faire des remous. Les deux dossiers appelés hier devant le tribunal administratif de Bastia s'inscrivant, comme l'a rappelé le rapporteur public Christine Castany, « dans le contexte houleux des échanges entre la Collectivité territoriale de Corse et les compagnies maritimes »au sujet de la desserte de l'île.

Un nouvel épisode de ce feuilleton juridique s'est donc joué dans la salle d'audience de la villa Montepiano.

Deux recours y ont été déposés, l'un par la Corsica Ferries et l'autre par la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) Corsica, pour demander l'annulation de la délibération du 9 novembre 2012 de l'assemblée de Corse. Un vote par lequel la CTC a fixé les obligations de service public de transport maritime de passagers et de marchandises entre les ports de Toulon et Nice et les ports de Corse.

Critiques sur la forme et le fond

Dans ses conclusions, le rapporteur public a retenu une partie des arguments invoqués par les requérants. Sur la forme, Christine Castany a considéré, comme le soutient la CGPME, que le vote est intervenu de manière irrégulière car, explique-t-elle, il aurait dû être comptabilisé en fonction du nombre d'élus présents ou représentés et non par groupe comme cela a été fait.

Deux recours ont été déposés par la Corsica Ferries et la CGPME. Le rapporteur public a demandé l'annulation de la délibération de l'assemblée de Corse de novembre 2012 fixant ces obligations

Sur le fond, Christine Castany observe que « les critiques des requérants sont nombreuses » vis-à-vis de ce dispositif et que quatre d'entre elles, sont, selon elle, fondées.

Elle considère ainsi que le régime d'autorisation préalable mis en place par la délibération est en contradiction avec la loi. Elle juge insuffisant l'encadrement des pouvoirs de l'office des transports relatifs à la modification des services des compagnies et souscrit à l'analyse de la Corsica Ferries qui le qualifie de contraire au droit européen, la délibération ne disant pas sur quelles bases, l'OTC peut demander des adaptations.

Le troisième argument retenu repose sur la grille tarifaire imposée par les OSP et plus précisément sur le tarif plancher pour les passagers non-résidents qui sera fixé par référence aux tarifs fixés pour la délégation de service public et le tarif plancher pour le transport de fret roulant qui est égal au tarif plafond de la délégation de service public.

La Corsica Ferries affirme qu'une « discrimination objective est créée entre la DSP et les OSP » et que cette grille placera le titulaire de la DSP (en l'occurrence la SNCM) en «situation d'abus de position dominante.» Le rapporteur public a rappelé la jurisprudence, le Conseil d'État ayant «déjà eu l'occasion de censurer une décision administrative fixant un tarif ayant pour effet de placer un opérateur en situation d'être automatiquement moins cher que ses concurrents». Enfin, le magistrat a estimé que le régime de pénalités établit «des sanctions pécuniaires d'un montant manifestement disproportionné par rapport aux manquements que la CTC entend réprimer.»

En conséquence, Christine Castany a demandé «l'annulation totale» de cette délibération de l'assemblée de Corse.

Le recours de la CGPME, une première

Représentant les intérêts de la Corsica Ferries, Me Laurent Ayache a jugé cette délibération « contraire à l'intérêt général » et affirmé qu'elle instaure une disparité entre les compagnies. « On a le droit de ne pas être naïf. À travers cette délibération anti Corsica Ferries, la CTC cherche à protéger la SNCM, c'est inacceptable! a déclaré Me Ayache qui a demandé « la condamnation morale » de la CTC pour « détournement de pouvoir. »

Une argumentation également retenue par Me Sabine Nauges, avocate de la CGPME Corsica qui a souligné en préambule que c'est la première fois qu'une organisation professionnelle saisit une telle juridiction dans ce cadre. Considérant elle aussi que cette délibération «viole l'intérêt général», Me Nauges argue qu'elle «va avoir des conséquences dramatiques pour l'île qui sont passées sous silence par la CTC alors que celle-ci est censée défendre les intérêts de la Corse et pas ceux d'une entreprise.» Elle affirme par exemple que les prix planchers «entraîneront une hausse du coût de la vie et une baisse du pouvoir d'achat.»

Pour la défense, Me Laure Thierry, avocate de la CTC, a répliqué en qualifiant de hors sujet la demande de condamnation morale et le motif invoqué de détournement de pouvoir. «Le tribunal est seulement ici pour dire si les obligations légales sont ou non remplies, a déclaré Me Thierry. Elle ajoute que cette délibération a été rédigée dans«un souci de transparence» et fait également remarquer qu'elle a été prise en septembre 2012 et qu'à cette date, aucun référé n'a été déposé contre ce texte.

Le tribunal administratif de Bastia a mis son jugement en délibéré, il rendra sa décision dans deux semaines.

Corse matin 04/10/2013

La Commission Nationale de Négociation Collective (CNNC) refuse l'extension de l'accord sur l'Indemnité de Trajet Régionale Corse (ITRC)...


A la demande de la CGPME, de l'UPA et de l'UNAPL, l'extension de l'accord ITRC est rejeté par la CNNC. Les partenaires sociaux devront retourner à la table des négociations afin de valider la demande de la CGPME Corsica, rejointe par l'UPA de Corse, de reconduire à l'identique cet accord, soit pour une durée de 3 ans.

Paroles de Corse : Jean-André Miniconi - Président de la CGPME Corsica

Grèves dans le maritime: les professionnels du tourisme manifestent à Ajaccio

Les représentants de l'industrie touristique insulaire et ses principales organisations se sont réunies ce mardi matin devant les locaux de l'Office des transportsPhoto Michel Luccioni
Les représentants de l'industrie touristique insulaire et ses principales organisations se sont réunies ce mardi matin devant les locaux de l'Office des transportsPhoto Michel Luccioni

Les représentants de l'industrie touristique insulaire et de ses principales organisations ont exprimé, ce mardi, leur "extrême inquiétude" quant à la menace de nouveaux blocages dans le trafic maritime.

Réunis de manière symbolique devant les locaux de l'Office des transports de la Corse, à Ajaccio, les manifestants ont dénoncé "les répercussions des grèves à répétition sur l'économie locale", tout en réclamant l'instauration d'un "service garanti".

Appelant les conseillers territoriaux à la vigilance concernant le renouvellement de la délégation de service public, les professionnels devraient être prochainement reçus par le président de l'Office des transports de la Corse, Paul-Marie Bartoli.

Publié le mardi 09 avril 2013 à 15h54 (Corsematin)

Grèves à répétition dans le maritime : les inquiétudes des professionnels de l'industrie touristique de Corse

(Michaël Andreani - Alta Frequenza) - L’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie Corse, mais également d’autres organisations comme la CGPME Corsica, la Fédération Corse de l’Hôtellerie de Plein Air, les Gîtes de France, la FNEAPL ou encore Strada Corsa tenaient ce matin (mardi) une conférence de presse devant les locaux de l’Office des Transports de la Corse à Ajaccio. Celles-ci ont voulu exprimer leurs craintes quant à la multiplication des grèves dans le transport maritime en ce début de saison 2013 des plus poussifs. Les organisations disent ne plus supporter de subir « les abus d’une minorité » ne mesurant pas « les conséquences de ses actes, et causant un préjudice important à l’ensemble de l’économie insulaire ». Des organisations qui dénoncent également la reculade de l’Exécutif de la CTC qui a avalisé dans son cahier des charges seulement un « service social et solidaire » alors qu’il avait promis un « accord d’entreprise entre les syndicats et les compagnies de manière à assurer  un service garanti ». Des conseillers régionaux invités à bien réfléchir par les organisations au vote du texte pour la prochaine Délégation de Service Public engageant le transport maritime de l’île pour 10 ans.

Corsematin (28/02/2013)
Corsematin (28/02/2013)

 

CONVENTION CGPME CORSICA - AGEFOS PME DE CORSE

 

la CGPME Corsica et l'AGEFOS PME ont signé une convention de partenariat visant à une stratégie commune au service des entreprises corses. Une initiative dans le droit fil d'une convention signée au niveau national en 2003 concernant l'intervention économique dans les territoires. Quatre objectifs ont été définis dans cette convention. Le premier d'entre eux sera d'anticiper les départs à la retraite des salariés des PME, pour pouvoir trouver sans trop de problèmes au niveau local des personnes à même de combler ces départs, mais aussi de favoriser les reprises d'entreprises. Valoriser ce que les deux parties appellent le capital humain, c'est à dire l'emploi au sein des entreprises est un autre objectif fixé par cette convention, grâce notamment à la pérennisation des entreprises récemment créées. Aussi, cette convention jette les bases d'une solidarité et d'une convergence accrue entre les entreprises corses, pour mieux accéder aux marchés internationaux.

Jean-André Miniconi (Président de la CGPME CORSICA) invité de l'émission INCHIESTA (France 3 Corse)

 

http://corse.france3.fr/emissions/inchiesta/actu/l-emploi-la-preoccupation-de-plus-de-16-000-corses.html

OSP sur les transports maritimes: la CGPME saisit le tribunal administratif

 

(Julien Pernici – Alta Frequenza) - Les obligations de service public maritime ne finissent pas de faire couler de l'encre. Alors que les dossiers concernant la Délégation de Service Public ont été déposés par le duo SNCM/La Méridionale et par la Corsica Ferries, un point du cahier des charges de l'OSP a fait bondir la CGPME Corsica. A tel point que celle-ci a décidé de déposer devant le tribunal administratif de Bastia, un recours en annulation, pour excès de pouvoir visant la délibération 12/198 du 9 novembre 2012. La CGPME reproche à l'Assemblée de Corse d'avoir adopté un texte de nature à empêcher toute concurrence viable, avec notamment une convention d'un an renouvelable basée sur des critères d'obligation de fréquence de rotations, et aussi sur des prix plancher similaires à ceux de la DSP sans ses avantages. Prix plancher qui engendreraient alors une hausse du prix du transport des passagers et du fret pour la CGPME.

OPPOSITION A l’AVENANT SUR L’ACCORD I.T.R.C. (Indemnité de Trajet)

 

Le 16 décembre 2012 est paru au Journal Officiel l'avis relatif à l’extension d’un avenant à un accord interprofessionnel régional (Corse) relatif à l’application de l’indemnité de trajet. Par conséquent, et comme nous l'avions annoncé, notre organisation professionnelle a fait connaître, dans le cadre d’un courrier, son opposition à la généralisation envisagée par le Ministère du Travail.

 

La CGPME Corsica n'acceptera pas, sans mots dire, que le dialogue social lui soit confisqué au profit d'une seule organisation patronale. Motivés, les cadres de la CGPME restent à la disposition des adhérents pour toutes questions d'ordres économiques, sociales, ou fiscales.

Economie

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